Le droit d’aimer est-il toujours une liberté dans notre monde



Dans la vie quotidienne, il ressemble parfois à une responsabilité, une norme sociale, et en ce qui concerne l’amour pour tous, c’est tout simplement un combat.

Le monde évolue et les esprits s’ouvrent, mais de manière inégalitaire selon les cultures et les religions.

Le droit d’aimer est-il véritablement une liberté dans notre monde ?

N’avons-nous pas tous le devoir de faire progresser cette situation pour que « les sentiments » ne restent pas l’objet d’obligations, de jugements et d’interdits ?



1. Le droit d’aimer


Existe-t-il encore ?

La liberté d’aimer est-elle vraiment un droit ?

N’est-elle pas pour certains une exigence, une contrainte vis-à-vis de la société, tandis que pour d’autres, elle est une épreuve ?

Y a-t-il encore un espace pour des sentiments sans entrave ?

C’est une question épineuse et à laquelle il sera délicat de répondre dans tout ce qu’elle englobe.

Notre monde a créé un fossé dans l’amour:

Par la pression sociale qui pèse sur chacun de nous et qui implique une vie à deux comme le seul aboutissement de l’individu.

« Nous sommes dans une société où les célibataires sont encore stigmatisés puisque la norme c’est le couple ».

Pascal Lardellier, professeur à l’université et spécialiste du célibat et du couple


Mais également par la contrainte culturelle et religieuse qui juge et sanctionne tout ce qui n’entre pas dans ce qu’elle estime être une vérité universelle. Ancrée dans ses certitudes, elle ne veut pas y déroger, ne laissant aucune place réelle aux couples homosexuels.

« Tuer les nuances, c’est tuer la liberté, l’appétit de créer, l’amour, le bonheur. C’est déchirer la trame étincelante de la vie et la changer en haillon. »

Paul Ruth


2. L’importance des droits humains


Ils sont élémentaires et considérés comme inaliénables et sacrés.

Mais, qu’en est-il vraiment et comment cela nous concerne-t-il ?


Les droits humains : un concept flou


Ce concept nous permet en réalité de nous étendre et de nous développer.

En effet, nous avons le droit de parler, d’avoir une opinion, d’exprimer notre amour sans qu’on nous en empêche.

Mais, ce que l’on oublie souvent, c’est que ces droits sont soumis à des limites par le fait que cette notion est floue.

Ce qui implique qu’elle peut être interprétée différemment selon les personnes.

Elle engendre donc des interdits, des exclusions, des injonctions, des jugements.



Les droits humains : la valeur d’une vie

C’est une notion subjective, car cette appréciation est fondée sur des critères établis par la société.

Qu’est-ce qui nous définit réellement comme humains et qui donne toute son importance à notre existence ? Est-ce notre aptitude à sentir certaines émotions ou à ressembler à ce que l’on attend de nous ?

Ce qui semble élémentaire pour les uns est parfois perçu différemment par d’autres.

C’est ce qui fera tout le contraste dans le terme de valeur, car elle est caractérisée par une norme sociale et non par les sentiments.

Le critère de la valeur d’une vie est de ce fait un stéréotype que la société nous impose créant ainsi des discriminations.


« Et je remarquais d’abord que l’amour sans liberté n’est pas l’amour. »

Emile-Auguste Chartier, dit Alain



3. L’importance de l’éducation pour que la liberté reste un droit dans notre monde


Elle est la base de notre société et notre façon de vivre. L’être humain est le résultat de son éducation.

Parce qu’elle n’est pas seulement l’enseignement d’un savoir, elle est aussi la compréhension des valeurs et des différences.


"Le but final de l’éducation ne devant être que celui de former des hommes libres et pleins de respect et d’amour pour la liberté d’autrui."

Mikhaïl Alexandrovitch Baboukine


Le droit d’être soi-même

La société a une certaine idée de ce qu’un être humain doit être et si un individu n’y correspond pas, il est mis à l’écart, rejeté ou tout simplement ignoré.

De nombreuses personnes ne correspondent pas au schéma établi et sont donc considérées comme différentes.

Il est cependant primordial de comprendre qu’être différent est un droit primordial. C’est souvent malheureusement l’aboutissement d’un long et pénible combat qui s’effectue dans la solitude et dans l’indifférence, mais qui aujourd’hui commence à être reconnu et accompagné.


L’acceptation de soi-même

Ces dissemblances ne sont pas forcément un handicap, elles peuvent même être une force. Elles représentent une particularité que l’individu doit apprendre à apprivoiser et à assumer.

L’acceptation de soi permet de ne pas subir sa vie, mais de l’appréhender avec assurance. Elle permet également de se sentir en harmonie avec les autres, car elle aide à éviter la solitude et l’isolement.

Le droit d’aimer passe par cette étape parce qu’aucune liberté n’existe sans authenticité.



4. Instaurer des lois pour faire avancer la société


Le droit d’aimer est-il toujours une liberté dans notre monde : un débat qui divise

Nous avons tous notre propre interprétation de la liberté d’aimer et de son importance.

Au cœur de ce conflit, il y a les droits des homosexuels.

La France en est un des pays les plus progressistes, héritant de la Révolution française et de sa volonté de ne pas bafouer les libertés individuelles. Mais, notre pays reste malgré tout divisé sur ce sujet.

Le mariage pour tous a été voté en 2013. Pour la première fois, on accorde le droit d’aimer et d’être aimé à ceux qui étaient jusque-là discriminés et rejetés.

Malgré cette réforme, la France n’est pas encore un pays totalement égalitaire. Le débat sur l’adoption par des couples homosexuels reste toujours vif, car une loi n’a pas encore été votée et ne le sera peut-être jamais.

Ainsi, bien que la liberté d’aimer soit un droit fondamental, on ne peut donc pas parler d’égalité en amour.


"On a aussi peu de liberté maintenant qu’il y a vingt ans : faire l’amour était alors interdit aux jeunes filles ; maintenant, c’est presque devenu une obligation. Les tabous sont les mêmes."

Françoise Sagan


Le droit d’aimer est-il toujours une liberté dans notre monde : une source de discrimination


En effet, l’homosexualité est encore considérée comme un problème de société par certains individus. De nombreuses cultures l’assimilent même à une maladie.

C’est un sujet tabou dans d’autres, car elle est perçue comme une atteinte à la morale.

Comment peut-on alors parler de liberté d’aimer quand on fait face à une telle ségrégation ?

Ainsi, il est évident que ces libertés ne sont pas réellement acquises, et qu’il faut encore se battre pour qu’elles soient respectées.


« - Si Liam, insista-t-il, pour nous comme pour tous les autres, c’est possible. Il n’existe pas qu’une seule sorte d’amour, une seule façon d’aimer, c’est faux ! Aimer c’est suffisant, je te le jure. Le choix n’appartient qu’à toi. Ce sont ceux qui affirment le contraire qui sont des malades. »

Extrait SOLEIL BLANC Lise Muscat Verceil



5. Les enjeux d’un combat pour que la liberté reste un droit dans notre monde


Ils sont multiples, et pas seulement en matière d’égalité.

La liberté d’aimer est un droit primordial de vivre comme on l’entend et avec la personne du sexe que l’on choisit.

Elle veut aussi dire décider de choisir son partenaire, sans se voir imposer des règles sociales pour en être séparée, et sans avoir à se justifier.

L’acceptation de la différence doit être un droit primordial.

Il faut aujourd’hui s’affranchir des principes étriqués des cultures et des religions trop rigoureuses qui étouffent ces libertés fondamentales, car aucune morale ni aucune loi ne devrait pouvoir interdit l’amour.

Les esprits doivent s’ouvrir à la compréhension et à la tolérance !

Et, ce combat est toujours d’actualité.


"La liberté, comme l’amour a un coût, celui de l’intranquillité, ni l’un ni l’autre ne sont jamais acquis."

Sylvie Germain




Le droit d’aimer est-il une liberté dans notre monde ?

C’est une question qui mériterait bien plus qu’un article pour justifier une réponse exhaustive.

Mais, il est temps de l’affirmer, de le revendiquer, et de ne pas laisser notre peur ou la hargne des autres nous en priver.

Il faut en finir avec toutes les discriminations liées à l’amour, quelle que soit sa forme, et qui ne devraient plus avoir de conséquence sur la vie de ceux qui veulent vivre librement leur droit de s’aimer.

Les enjeux sont importants et essentiels, et nous avons le devoir de les comprendre et de les expliquer.

Enfin, il faut savoir que l’amour est une force indestructible que rien ni personne ne peut le briser ou le détruire.


"L’amour est la seule liberté qui soit au monde, car il élève si haut l’esprit que les hommes et les phénomènes de la nature ne peuvent altérer son cours."

Khalil Gibran


Si vous avez connu ces combats, l’incompréhension ou la solitude et que vous avez envie d’en parler, vous pouvez me contacter ici.



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