Et si la survie n'était pas la seule solution?

Lise Muscat

19 déc. 2021

Deux extraits qui vous feront découvrir le besoin de liberté dans un monde où la cruauté et l'intolérance des hommes a transformé la sécurité en prison.

Aujourd'hui je vous propose deux extraits du livre II de mon roman
SOLEIL BLANC
Cette fois, ils vous feront découvrir le besoin de liberté dans un monde où la cruauté et l'intolérance des hommes a transformé la sécurité en prison.


Extrait 1


" - Merci à vous d’être ici ce soir en dépit des risques, commença-t-il. La même soif de liberté nous réunit et nous pousse à nous écouter et à nous comprendre.

Pangée est une République qui ne nous apportera rien d’autre que de la souffrance, puisque nous n’adhérons pas à ses principes totalitaires et à son absence d’équité et de tolérance.

Beaucoup d’entre vous sont des oubliés ou des exclus, pour des opinions ou des différences. D’autres sont des incompris, des révoltés, ou simplement des malheureux. Mais nous avons tous le même rêve.

Nous venons d’horizons différents, et nos naissances nous séparent depuis toujours. Pourtant, nous avons réussi à nous retrouver, parce que c’est simplement inacceptable.

Je viens d’un District où la vie est difficile pour ceux qui travaillent. La misère et la faim sont le quotidien des paysans qui nourrissent une élite oisive.

Charlotte Lombard est née ici à la Capitale, mais en tant que femme, elle a été victime de violences dont elle n’a jamais pu se défendre car elle n’a juridiquement aucun droit, comme beaucoup d’entre vous.

Jean Zola est né, à Elysium, au-delà de la frontière, celle qui vous fait si peur mais où les hommes ne sont ni agressifs ni dangereux.

Pangée s’est bâtie sur la terreur et sur la différence, afin de nous séparer pour nous empêcher de nous entendre.

Nous pouvons dépasser ces clivages ridicules et inutiles, et nous unir pour tout recommencer.

Derrière le mur, des hommes attendent pour vous libérer, pour vous rendre ce qu’on vous a pris, ce qu’on vous a volé sans jamais vous demander votre avis. Mais aujourd’hui, vous avez le droit, vous avez le devoir de tout reprendre, et c’est avec eux que nous pouvons tout recommencer !"


Extrait 2

"La première fois que Nina s’était approchée de cette montagne de pierres et d’acier, elle avait pensé qu’elle avait découvert l’enfer.

En arrivant à Elysium, elle était inconsciente. Elle n’avait donc pas vu cette monstruosité que les hommes avaient construite pour s’empêcher de s’unir.

Ce mur immense portait en lui toute l’intolérance et la cruauté de ce qu’il représentait.

Il s’élevait sur une dizaine de mètres en un amoncellement de sable, de cailloux, de roches et de débris.

Il était triste, sale, et puant le désespoir.

Mais surtout, il était dangereux et impitoyable.

Nombreux étaient ceux qui avaient tenté de le franchir de chaque côté, pour des raisons toujours légitimes ou nécessaires.

Mais très peu avaient eu la chance d’y parvenir.

Des cadavres jonchaient cette frontière sordide de part et d’autre de ce mur funeste.

Ce cimetière de rêves assassinés s’étendait sur des centaines de mètres, dévoilant l’horreur et l’absurdité de l’intolérance humaine."